Le rendez-vous annuel des indés et de l'autoproduction
← Edito 2017

Edito 2016

Edito 2016

Edito 2016

Chômage, attentats, état d’urgence, loi du travail, printemps pourri, finale perdue… et si pour une fois nous positivions et nous disions que tout ne va pas mal… du moins dans le monde des indés, et notamment du « do it yourself ».

Apprendre la musique n’a jamais été aussi facile et accessible grâce aux nombreux tutoriels sur le web (exit le conservatoire).

Moins chers qu’il y a 20 ans, les instruments nous permettent de casser les oreilles aux voisins plus facilement. Nous pouvons désormais faire rentrer un orchestre dans notre chambre aux moyens de nouveaux bidules électroniques. Technologies électroniques nous permettant également d’enregistrer, mixer et masteriser nos titres sans sortir de la maison et nous évitant la location onéreuse d’un studio d’enregistrement.

La diffusion de ces créations peut se faire en quelques cliques grâce à Bandcamp et autres sites dédiés, nous autorisant à trouver des fans, même à l’autre bout du monde, sans bouger nos fesses de l’écran ; fans auxquelles nous pourrons ensuite demander une aide pour financer nos prochains albums, tournées, clips ou autres tee-shirts. Nous pouvons également réaliser un super clip uniquement à l’aide de notre téléphone et faire des millions de vues sur YouTube. Avant, il fallait une caméra, des micros, développer son film… pour ensuite n’être montré qu’à pépé et mémé !

Pour réaliser une pochette ou des affiches, ce ne sont pas les applications qui manquent pour faire un beau visuel. Pas de Rotring qui bavent et de Letraset pas alignés. D’ailleurs les affiches et les flyers nous n’en aurons bientôt plus besoin. Combien de concerts sont complets sans le moindre papier? Plus besoin non plus de photocopies de dossier de presse et de bio, tout passe également par les tuyaux.

Jouer aussi est devenu plus easy. Même si de nombreuses MJC ferment (merci une partie des élus…) il y a tout de même beaucoup plus de bars, de petits clubs et de SMAC. Sans oublier dans cette quête à la création, les nombreuses aides et subventions de la part de sociétés civiles fondations, et pouvoirs publics (quand bien même il faut presque monter une société avant de se pencher sur l’artistique). Cependant là encore une solution s’offre à nous avec ces nombreuses personnes et structures associatives prêtent à soutenir artistes/groupes et à s’occuper des tâches les moins ragoutantes nécessaires à la réussite d’un projet musicale.

En résumé, si tout n’est pas rose dans le milieu de la musique, tracer sa route n’a finalement jamais été aussi simple et ne le sera sans-doute jamais plus. Cette 10ème édition de la JIMI souhaite donc célébrer les nouveaux outils aux services des artistes ainsi que l’huile de coude de l’ensemble des acteurs indés, matière première indispensable à la réalisation de projets artistiques.

Soyez curieux, venez à la JIMI !

L'équipe de la JIMI

Newsletter

Inscription

Infos pratiques

Accès

Itinéraires, Navigo