Le rendez-vous annuel des indés et de l'autoproduction

Edito 2019

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Lecteur 1 : « tiens, v’là le nouvel édito de la JIMI ! Sur qui / quoi vont-ils encore taper ? »

Lecteur 2 : « vont peut-être critiquer le gâchis de six cent mille euros de subvention d’une communauté d’agglo pour la première édition d’un festival pas vraiment défricheur de talents, annulé à 3 jours du début »

Lecteur 1 : « ou peut-être les fameux squatteurs de festivals qui enlèvent toute saveur à une programmation comme un soda à un déjeuner »

Lecteur 2 : « ou encore le manque de lieux entre cent et quatre cent places où jouer à Paris sans risquer son livret A en caution »

Lecteur 1 : « du fait que le moindre riff de guitare en dehors de la fête de la musique provoque une fermeture administrative pour tapage nocturne »

Lecteur 2 : « ou bien la fin de la guitare (annoncée par Le Monde !!) au profit de formations à machines ! »

La JIMI : « nous pourrions… Cependant la vérité, c’est qu’il n’y a pas de place pour tout le monde dans le milieu de la musique. La vérité, c’est qu’il n’y en a jamais eu. Une petite minorité d’artistes/labels s’accapare l’ouïe de la majorité des gens à travers la distribution, les médias et les festivals. La vérité c’est aussi que, sur cent demandes de programmation, l’originalité n’est présente que dans deux ou trois cas… et parfois celle-ci dessert le projet !

La vérité c’est que les goûts du public et les styles musicaux évoluent sans forcément nous demander notre avis. Il est certes nécessaire de se battre pour maintenir une diversité et une qualité dans l’offre, enregistrée et sur scène.

Mais que reste-t-il réellement après les constats ci-dessus ?

LA PASSION.

C’est le combustible, la matière première, le rail de c***, nécessaire pour continuer à se casser le c** dans ce milieu. Faisons notre truc de la meilleure façon possible. Non, faisons tout simplement notre truc de la façon qui nous convienne, avec l’énergie que nous souhaitons/pouvons y investir. Cessons de vouloir viser les étoiles ou l’achat d’une première Porsche (entendu dans une conférence au MaMa Festival !!).

Visons le plaisir ! Menons notre projet comme des grands, sortons notre EP enregistré à la cave ou au grenier, avec une pochette bien déglingue faite par une amie street artiste. Réalisons nos clips comme des gosses avec un caddie pour les travelling. Trinquons nos bières chaudes aux retrouvailles hebdomadaires de notre groupe. Passons des heures à concocter des beats/samples baveux sur nos vieilles bécanes informatiques qui rament. Chauffons un public de vingt personnes à table dans un bar de banlieue. Chroniquons dans notre Fanzine un groupe de quatre illustres inconnus (nos quatre lecteurs) qui balancent du lourd dans un style musical démodé depuis 15 ans et demi. Allons aux événements comme la JIMI à la rencontre de nos confrères galériens et partageons nos expériences, déceptions et triomphes personnels, etc etc.

Elevons-nous dans une activité passionnante et autrement plus gratifiante que, bien souvent hélas, notre emploi journalier, et certainement plus qu’une soirée pantoufle Netflix. La qualité, l’originalité et la réussite finale du projet n’est finalement plus le propos. L’essentiel c’est le temps passé à faire quelque chose qui nous embarque.

Bref, continuons à kiffer ! La dépendance à la passion, c’est l’indépendance que nous soutenons. »

L’équipe de la JIMI

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